En enfance, Mathieu Lindon


En enfance – Résumé

Il veut bien admettre que ce père Noël ait été imaginé pour son bien, que c’est lui qui a eu tort.

Il n’empêche qu’est créé de toutes pièces un personnage uniquement constitué de bienveillance et de récompenses et qu’on a donc mille bonnes raisons d’adorer, et qu’ensuite on vient lui raconter que ce père Noël n’est pas plus père Noël que lui et que c’est juste sa mère et son père.

On voudrait lui voler son affection, la lui détourner, qu’on n’agirait pas autrement. Il a honte pour ses parents.

– Ce n’était pas la peine, dit-il à sa mère. Je ne m’en sortirai jamais si je dois aimer les gens qui n’existent pas.

Être un enfant, c’est comme être un dinosaure, ça remonte si loin. Sous la plume de Mathieu Lindon, les souvenirs reprennent forme. A quoi ça sert l’enfance ? On tombe là-dedans pour y faire quoi ?


Auteur.
Taille du livre336 pages.
Note – ★★★★☆

En enfance, Mathieu Lindon

En enfance – Critique

Avec ce format de récit, ce mode de narration, Mathieu Lindon était un précurseur, qui avait anticipé le succès qu’allaient rencontrer les formats courts. En enfance se présente en effet comme une série de petites vignettes, 111 chapitres au total faisant précisément trois pages chacun. 111 chapitres dans lesquels il se replace dans la peau et les pensées d’un petit garçon pour raconter, d’anecdotes en épisodes du quotidien, ce qui fait le sel de l’enfance. Il tente de retrouver l’innocence, la crédulité, la manière dont raisonnent les enfants et entrecoupent leur univers de notes d’imaginaire.

Petit dernier d’une fratrie de trois enfants (il a un frère et une sœur), le jeune héros partage avec le lecteur ses réflexions profondes sur le monde qui l’entoure, ses jeux et sa perception de la vie des adultes, qui lui paraît bien mystérieuse et inutilement compliquée.

En enfance est un très beau livre. Non seulement parce qu’il a su capturer l’essence de cette période qui s’évapore si vite mais aussi parce qu’il ne sombre pas dans la facilité de présenter l’enfant comme un être « inachevé » qu’il ne faut pas prendre au sérieux.

Certaines histoires, bien sûr, vous captiveront plus que d’autres mais elles sont toutes si courtes que jamais on ne s’ennuie. C’est par ailleurs un excellent livre à emporter sur soi dans les transports quotidiens ou à lire en période un peu surchargée car on évite la frustration de devoir délaisser l’histoire à un moment crucial. Ici, il suffit de terminer les trois pages que dure un chapitre et l’on retrouve la suite un peu plus tard avec la même délectation !


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