Il faut laisser les cactus dans le placard, Françoise Kerymer


Il faut laisser les cactus dans le placard – Résumé

Marie, l’aînée, s’abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie ancienne à Paris, et ses deux filles. Sérieuse et responsable, elle tente de maintenir l’équilibre familial, au prix de sacrifices qu’elle ne mesure pas elle-même.

La cadette, Anne, vit modestement en plein vent au pied de son phare, dans la magnifique petite bourgade bretonne de Port Manech. Sculpteur qui n’a pas la chance d’être reconnue, elle dévore la vie et les hommes.

La benjamine, Lise, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s’accrocher pour sortir de sa mélancolie.

Toutes les trois s’étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Sa mort les force à se pencher malgré elles sur leur héritage familial. Elles doivent alors repenser leur vie, leur relation, libres enfin de choisir et d’être ce qu’elles veulent vraiment.


Auteur.
Taille du livre436 pages.
Note – ★☆☆☆☆

Il faut laisser les cactus dans le placard, Françoise Kerymer

Il faut laisser les cactus dans le placard – Critique

Ce livre était très plébiscité sur le web, récoltant 4 étoiles sur Amazon. Aussi, lorsqu’il est apparu dans mes suggestions d’achat, je me suis laissé convaincre… et n’ai pas du tout partagé l’enthousiasme général ! Oops :)

Il faut laisser les cactus dans le placard nous retrace les histoires croisées de trois sœurs. A la mort de leur père, elles sont convoquées chez le notaire et découvrent que l’homme a légué une part de ses biens à un quatrième héritier dont elles n’avaient jamais entendu parler. Double vie ? Rien n’est si simple. Leur père était un homme taciturne et difficile dont aucune ne garde un bon souvenir. Faut-il tenter d’en savoir plus sur ce mystérieux héritier ou continuer le cours de sa vie ? Les avis divergent.

Chaque témoignage adopte le ton de la conversation, comme si les sœurs se confiaient tour à tour au lecteur, chapitre après chapitre. Un choix qui permet non seulement de faire progresser l’histoire au fur et à mesure mais aussi de voir comment chacune des sœurs perçoit la situation. On mesure ainsi à quel point, au sein d’une même famille, les ressentis peuvent varier, à quel point les fissures et les échecs peuvent être vécus différemment.

Françoise Kerymer a pris le temps de travailler ses trois héroïnes, dont elle livre un portrait complexe et contrasté. Marie, l’aînée, a ce statut si particulier de « grande sœur » et a su tirer son épingle du jeu : un mariage apparemment réussi, la gestion d’une librairie dans laquelle elle s’épanouit pleinement, des finances confortables ; à l’inverse, Lise, la petite dernière, est restée très proche de sa mère, ne s’est épanouie ni professionnellement ni personnellement et souffre d’une dépression ; Anne, l’enfant du milieu, est passionnée par la sculpture mais a du mal à joindre les deux bouts. Trois itinéraires bien distincts qui donnent de l’épaisseur à cette saga familiale.

Mais alors, qu’est-ce qui m’a déplu ? Je crois que c’est le concept même de « chronique familiale », une histoire au rythme lent qui raconte finalement peu de choses si ce n’est le ressenti de chacun au sein d’une famille confrontée à des épisodes « ordinaires » (décès, crise conjugale, secrets, etc).

L’intrigue a l’essence des histoires de famille : rien n’est simple. Il faut parfois remonter dans le vécu des générations précédentes pour comprendre des éléments du présent au risque que les choses se compliquent (vous savez, le fils du frère de l’oncle de la grand-mère…). Je ne suis pas de nature à ruminer le passé, même s’il aide parfois à expliquer certains comportements. Alors, inévitablement, j’ai eu du mal à accrocher.

Ce livre est pourtant (presque) unanimement plébiscité sur les sites de vente en ligne (Amazon, Fnac, etc) et sur les sites de critiques comme Babelio donc je vous invite quand même à le découvrir, même s’il a été pour moi une déception. Les adeptes des histoires de famille y trouveront sans aucun doute leur bonheur !


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5 commentaires sur “Il faut laisser les cactus dans le placard, Françoise Kerymer

  • Audrey

    Ça m’arrive souvent de ne pas comprendre le succès d’un livre, je me sens moins seule ! Quoique je n’ai jamais entendu parler de celui-ci… mais vu ce que tu en dis, je ne pense pas que ça soit ma came non plus. En fait, le titre lui-même ne me dit rien, ça fait un peu trop Katherine Pancol à mon goût… et Katherine Pancol, j’ai tendance à fuir !

    Répondre à Audrey
    • Allée des Curiosités

      J’ai l’impression que les histoires de famille/groupes sociaux façon « grande saga » sont très populaires auprès de la majorité des gens, c’est vrai aussi à la télé (cf Plus Belle la Vie, les sagas de l’été qui tournent souvent autour des secrets de famille et sont ultra suivies)… Après, ça prouve une fois de plus qu’on n’aime pas toujours « ce qui est populaire » :)

      Répondre à Allée
    • Audrey

      Pas faux… après il y a des trucs brillants, dans le genre. Je ne sais pas si tu as lu Le Fils de Philipp Meyer, une saga familiale qui se déroule sur 4 générations, 150 années d’histoire américaine (plutôt Ouest / Texas) de 1836 à nos jours… un truc de dingue, c’est sorti en France lors de la dernière littéraire de septembre, un gros coup de cœur !
      Après, et c’est un avis très personnel, je trouve que les Anglo-saxons font ça beaucoup mieux que nous… ils ont l’art de mêler l’Histoire aux histoires de famille, je trouve ça souvent très bien fait. J’en ai d’ailleurs une dans le genre dans ma pile à lire, La Symphonie américaine, chez Belfond (mais j’ai oublié l’auteur).

      Répondre à Audrey
    • Allée des Curiosités

      Non, je n’ai pas encore lu Le Fils, je vais l’ajouter à ma (très) longue liste d’envies sur Amazon ;) Je ne suis pas une grande adepte d’histoire à la base, j’aime certaines périodes mais pas l’histoire dans son ensemble… mais certains auteurs ont le don de nous apprendre beaucoup d’éléments historiques réels grâce à une histoire fictive moins rébarbative qu’un livre d’histoire classique.

      Répondre à Allée
    • Audrey

      Dans le genre, aussi, j’ai eu Maudits de Joyce Carol Oates pour mon anniversaire, j’ai hâte de le lire !

      Répondre à Audrey
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