La scène des souvenirs, Kate Morton : un secret enfoui


La scène des souvenirs – Résumé

Actrice renommée, Laurel Nicolson a pourtant connu une adolescence bouleversée par un traumatisme : voir sa mère assassiner un inconnu à l’arme blanche, pour des raisons inconnues.

Une scène qu’elle a soigneusement enfouie dans sa mémoire mais qui refait surface des années plus tard, alors que sa mère s’éteint peu à peu. Laurel découvre une photo d’elle qu’elle ne connaissait pas et prend conscience qu’elle sait en réalité bien peu de choses sur la jeunesse de cette femme qui lui a tant apporté… et sur les raisons du meurtre dont elle a été témoin.


Auteur.
Taille du livre696 pages.
Note – ★★★★☆

La scène des souvenirs, Kate Morton

Avis sur le roman « La scène des souvenirs »

Le roman de Kate Morton est tout à la fois une histoire familiale et une enquête… avec un point de départ qui capture aisément notre curiosité de lecteur.

Une mère de famille, sans aucun problème psychologique manifeste, assassine à coups de couteau un homme qui se présente à son domicile, alors que ledit couteau s’apprêtait à trancher des parts de gâteau d’anniversaire. Une séquence familiale heureuse qui se métamorphose en scène de crime, ou quand la mort s’invite à un événement où l’on devait célébrer la vie.

A la police, on racontera que c’était un rôdeur, que le meurtre a été le fruit d’une situation de légitime défense. Mais Laurel Nicolson, fille de l’auteur des faits et témoin involontaire de la scène, sait au fond d’elle qu’il n’en est rien. Sa mère, Dorothy, connaissait cet homme. L’effroi lisible sur son visage avant le coup fatal n’était que trop évident. Comment vivre avec l’idée que sa propre mère, aimante, a tué de sang-froid ?

Pour Laurel, la réponse a été simple : en enfouissant l’épisode au fond de ses souvenirs et en se concentrant sur sa propre carrière, non dénuée de succès puisqu’elle est devenue une actrice renommée.

Mais le destin a ceci d’ironique qu’il vous renvoie toujours vos questions au moment le plus inattendu. Et alors que la vie de sa mère touche à sa fin, Laurel prend conscience qu’elle ne connaît pas son passé. Elle décide de résoudre cette énigme avec, pour seul point de départ, une photo d’elle jeune en compagnie d’une jeune femme inconnue, et le texte de la pièce « Peter Pan » assorti d’une dédicace signée « Vivien ».

L’intrigue vous transporte dans le Londres des années 1940, en pleine guerre, vers la jeunesse de Dorothy… tout en déroulant les investigations menées, au présent, par Laurel et les quelques complices qui jalonnent son chemin.

Derrière les liens d’une fratrie unie, on découvre que le drame a en réalité scellé une division inconsciente, avec d’un côté Laurel et son frère, tous deux présents lors du meurtre (bien que le frère ait été trop jeune pour en garder un souvenir conscient), de l’autre les autres filles de la famille. Le regard porté sur Dorothy n’est pas le même, les questions non plus.

On découvre la complexité de sa vie de jeune fille, peuplée d’autres drames, de rencontres et de rebondissements surprenants (que, pour une fois, je n’avais absolument pas vu venir !). Kate Morton donne à ses personnages une psychologie profonde, n’en faisant pas des êtres lisses – ni dans le bien, ni dans le mal. Elle sait révéler la complexité des uns et des autres au fil de l’histoire.

Un roman bien structuré malgré ses presque 700 pages, qui nous emmène doucement mais sans ennui vers la résolution de l’énigme : pourquoi Dorothy a-t-elle tué cet homme ? La réponse a été à la hauteur de mes attentes.


Poster un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Si vous aimez les articles du site, n'hésitez pas à faire vos achats sur Amazon.fr via ce lien ; il me permettra de toucher une commission grâce au programme Partenaires Amazon EU.