La vie est belle, Frank Capra | Film de Noël | Résumé et avis

La vie est belle, Frank Capra : un film de Noël pas comme les autres



La vie est belle – Résumé

Quelque part dans le ciel, Clarence, un ange de seconde classe, attend avec impatience l’opportunité de gagner ses ailes en réalisant une bonne action.

C’est alors qu’il se voit confier la mission de porter assistance à un homme plongé dans une profonde détresse : George Bailey. Mais comment ce dernier en est-il arrivé à envisager de commettre l’irréparable ? Le film nous entraîne dans son passé…


RéalisateurFrank Capra.
Durée du film minutes.
Note – ★★★★☆

La vie est belle, Frank Capra

La vie est belle – Critique

La vie est belle est sorti dans les années 40, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale… et le film de Frank Capra s’est imposé comme un film de Noël classique aux Etats-Unis. Un film de Noël très différent de ce que l’on range habituellement dans cette catégorie !

En effet, le scénario typique du film de Noël est plutôt feel-good : on trouve l’amour, on sort d’une mauvaise passe ou d’une situation terrible dans laquelle on est plongé… Ici, on a l’impression de prendre les choses à l’envers, tout en sachant dès le début du film que le héros n’est pas seul dans les horreurs qui lui arrivent !

En effet, au lieu de nous montrer une « sortie de crise » durant tout le film, on nous raconte au contraire la descente aux enfers d’un homme, George Bailey (James Stewart).

George est né dans une petite ville ordinaire, Bedford Falls. Durant toute sa jeunesse, il a rêvé de partir explorer le monde, de revenir en ayant étudié pour réaliser de grands projets… mais le destin en a décidé autrement : George est resté prisonnier de la vie routinière de Bedford Falls. Pourquoi ?

A cause de son attachement profondément sentimental à l’entreprise familiale, un petit organisme de crédit et d’épargne grâce auquel de nombreuses familles modestes de Bedford Falls peuvent s’offrir un logement décent.

Un petit organisme qui semble être le seul rempart contre l’avarice de M. Potter (Lionel Barrymore), banquier sans scrupules qui ne cache pas son ambition de prendre le contrôle de l’ensemble de la ville.

Malgré cette frustration d’avoir dû renoncer à ses rêves d’évasion, George Bailey semble avoir en sa possession les clés d’une vie heureuse : il a maintenu l’entreprise familiale à flot, a épousé son amour de jeunesse Mary Hatch (Donna Reed) avec qui il a eu des enfants, possède une petite maison modeste mais chaleureuse.

Et pourtant, dans le film, on le voit aller de désillusion en désillusion jusqu’à sombrer au point le plus bas du désespoir.

Il pourrait donc s’agir d’un film dramatique, seulement dramatique… et il en a la tournure à bien des égards, si ce n’était un détail au début de l’intrigue racontée par Frank Capra : la présence d’un ange.


L’idée peut sembler très kitsch mais elle trouve étonnamment sa place dans un film très sérieux par ailleurs. L’ange, c’est Clarence. Il est mort depuis plus de 200 ans mais a toujours le statut d’Ange de Seconde Classe, un ange n’ayant pas encore reçu sa paire d’ailes car il n’a pas exécuté de mission suffisamment angélique pour les mériter !

Clarence est présenté comme un simple d’esprit… et lorsqu’on l’informe qu’un dénommé George Bailey est en détresse, il y voit l’opportunité de faire une bonne action tout en gagnant ses ailes tant convoitées !

En tant que spectateur du film, on garde donc en tête dans les moments les plus sombres l’idée que quelqu’un, à un moment donné, va venir en aide à Bailey. Une perspective réconfortante dans un film somme toute assez tragique ! Je l’ai par ailleurs regardé en noir et blanc (il a été colorisé par la suite depuis qu’il est tombé dans le domaine public), ce qui renforce la puissance dramatique de certaines scènes.

La vie est belle, Frank Capra
La vie est belle, Frank Capra

La vie est belle a la vertu de montrer des émotions profondes et complexes. La convoitise qui rend laid mais n’empêche pas la réussite (comme le montre Potter), la bonté qui ne garantit pas de se sentir heureux (comme l’illustre George Bailey). L’idée que l’on peut, sur le papier, avoir les composantes d’une vie épanouie (amour, soutien d’une famille, emploi, toit sur la tête) sans pour autant réussir à faire face à un revers temporaire.

On vieillit en sacrifiant des choses, on en construit d’autres sans même réaliser qu’on le fait. Sans forcément accomplir de grandes choses et connaître la célébrité, on exerce néanmoins un impact sur le monde. Et lorsque les obstacles se dressent sur le chemin, ce qui est inévitable, on mesure la réussite de son existence aux gens qui viennent vous donner la main pour vous aider à vous relever.

Et tout ça, on le retrouve dans le film de Frank Capra. Ce n’est pas à proprement parler un « film de Noël » mais il se trouve que le point culminant de l’intrigue coïncide avec la période de Noël et que le film exprime des valeurs très fortes. Cela a suffi à en faire un classique, que je vous conseille de regarder – fêtes ou pas !



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