La Maison des Brouillards, Eric Berg : lumière sur une nuit sanglante


La Maison des Brouillards – Résumé

Quand ils étaient jeunes, ils ont milité ensemble pour leurs convictions… puis ils se sont perdu de vue. Des années plus tard, la bande d’amis se reforme pour quelques jours de retrouvailles à Hiddensee, une petite île sur la Baltique au large de l’Allemagne.

Mais la réunion de copains d’avant dégénère en tuerie : trois morts, une personne plongée dans un coma profond et soupçonnée d’être l’auteur du massacre.

Deux ans après le drame, la journaliste Doro Kagel, spécialisée dans les faits divers et les affaires criminelles, se voit confier la responsabilité de réaliser un article sur la « nuit sanglante de Hiddensee »…


Auteur.
Taille du livre420 pages.
Note – ★★★☆☆

La Maison des Brouillards, Eric Berg

La Maison des Brouillards – Avis sur le livre

Yasmin, Leonie, Timo et Philip se sont connus quand ils étaient jeunes. Ensemble, ils ont multiplié les manifs, les actions coup de poing en faveur de l’environnement. Puis, la vie a suivi son cours et leurs chemins se sont séparés.

Philip est devenu un architecte à succès et un père de famille comblé, sa femme Vev ayant donné naissance à une petite Clarissa. Il a fait construire une bâtisse originale, aux lignes insolites au milieu du décor d’Hiddensee, une île allemande située sur la Baltique.

« La nouvelle construction, peu typique de Hiddensee avec ses grandes façades de verre, avait été surnommée « La Maison des brouillards » par les habitants de l’île, à cause de la brume matinale qui stagnait souvent pendant des heures dans le creux, l’enveloppant totalement et ne laissant distinguer nettement ses contours qu’à partir de la fin de la matinée ».

C’est là que Philip décide d’organiser des retrouvailles avec ses comparses de jeunesse, quelques jours pour renouer le contact et replonger dans leurs vieux souvenirs. Ce qui devait être un moment de convivialité et d’amitié a pourtant tourné au cauchemar : une tuerie dans la maison des brouillards a fait 3 morts et une blessée grave, plongée dans un coma profond.

Deux ans plus tard, la journaliste Doro Kagel se met en tête d’étudier l’affaire et d’interroger les personnes proches du dossier afin de réaliser un reportage sur le massacre de Hiddensee. D’un chapitre à l’autre, nous explorons tour à tour l’enquête qu’elle réalise au présent… et le déroulement des journées précédant la tuerie. Jusqu’au moment où les deux histoires finissent par se rencontrer autour de la nuit sanglante.

Doro Kagel se retrouve vite happée par ce qu’elle découvre : la maison des brouillards a été le théâtre de tensions multiples… Quand on a perdu le contact avec des êtres chers depuis de nombreuses années, on prend parfois conscience que la vie nous a entraînés dans des directions radicalement différentes. Les amis d’hier ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui.

Le meurtrier se cache-t-il au sein du groupe lui-même ou est-il venu de l’extérieur ? Le mari ou le fils de la gouvernante de la maison auraient-ils pu être les auteurs des coups de feu qui ont coûté la vie à trois habitants ? Après tout, ces réfugiés cambodgiens discrets pouvaient eux aussi dissimuler bien des secrets.

Dans ce livre, jusqu’à la dernière minute, on soupçonne tout le monde et on n’a de certitudes sur personne. Ce qui est déjà un atout par rapport à ces innombrables thrillers où l’identité du coupable se dessine sans trop de doute dès les premiers chapitres. Mon intuition s’est révélée exacte mais jusqu’au bout, Eric Berg a brouillé les pistes avec brio.

Pourtant, ce roman à suspense ne m’a pas pleinement convaincue. Les personnages, quoique très différents les uns des autres, expriment tous une certaine froideur qui les rend peu attachants : certains sont très excentriques, d’autres très rigides et fermés, sans parler de ceux qui baignent dans le mysticisme…

Le décor choisi, une île isolée baignée de brume, aurait pu être décrit davantage afin de nous immerger encore plus dans l’atmosphère si particulière du lieu, qui noie les secrets.

Force est de reconnaître que j’avais envie de connaître la fin… mais il manquait le « petit quelque chose en plus » capable de transformer ce roman en souvenir fort dans ma mémoire.


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