Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tim Burton


Miss Peregrine et les enfants particuliers – Résumé

Un soir, alors que le jeune Jake rentre chez son grand-père Abe, il découvre la maison sens dessus dessous et trouve le vieil homme agonisant. Jake est convaincu d’avoir aperçu un monstre dans l’obscurité et le tient pour responsable mais tout son entourage met cette vision sur le compte du choc psychologique.

Abe et Jake ont longtemps été très proches et Abe aimait raconter à son petit-fils son enfance sur une île au large du pays de Galles, où il vivait dans une grande maison tenue par la directrice Miss Peregrine. Une maison un peu particulière, puisqu’elle accueillait exclusivement des enfants possédant une particularité qui les rendait hors norme. Mais un jour, Jake a grandi et tout le monde a commencé à lui dire que ce n’était qu’une belle histoire, des sornettes issues de l’imagination d’Abe…

L’adolescent est pourtant sûr de ce qu’il a vu, de l’existence de ce monstre tapi dans les ténèbres… et il se demande si l’histoire d’Abe n’était vraiment qu’une invention car le vieil homme ne cessait de se croire à la merci de monstres pendant les dernières années de sa vie, au point qu’on le pensait atteint de démence.

La thérapeute de Jake lui suggère alors de partir à la recherche de la fameuse île que mentionnait le vieil homme. Peut-être que ce voyage lui permettra de faire le deuil…


RéalisateurTim Burton.
Durée du film minutes.
Note – ★★★☆☆

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tim Burton

Miss Peregrine et les enfants particuliers – Critique

Tim Burton est de retour avec un film adapté d’un roman en plusieurs tomes de Ransom Riggs. Miss Peregrine et les enfants particuliers est une histoire d’une richesse symbolique exceptionnelle, où toutes les générations de spectateurs peuvent trouver leur propre niveau de lecture du récit.

Il y a d’abord ce lien intergénérationnel au sein de la famille : Abe (Terence Stamp) a dû fuir sa Pologne natale pendant son enfance, à cause de la menace nazie ; c’est ainsi qu’il a rejoint l’orphelinat de Miss Peregrine, situé sur une petite île du pays de Galles. Des années plus tard, il a conservé de cette période quelques photos qui montrent toutes des enfants dotés d’aptitudes incroyables et nourrissent son récit quand Abe raconte à son petit-fils Jake (Asa Butterfield) ses souvenirs de jeunesse.

Forcément, quand Jake est enfant, il suit avec adoration les récits fantastiques de son grand-père, captivé et fasciné par ce monde digne des meilleurs romans d’aventure. Mais en grandissant, il réalise peu à peu au contact des autres enfants que l’histoire d’Abe n’a rien de crédible. Cette histoire d’orphelinat n’est-elle que le témoignage de la démence d’un vieillard ou est-elle la preuve qu’en grandissant, on oublie parfois de croire à ce qui sort de l’ordinaire ?

Miss Peregrine et les enfants particuliers, ce sont aussi ces personnages qui, grâce à leurs facultés surnaturelles, ne ressemblent en rien à ceux que l’on pourrait croiser dans la rue :

  • Miss Peregrine (Eva Green), la directrice de l’orphelinat, est une ombrune : elle possède l’aptitude de contrôler le temps et peut créer une boucle temporelle qui permet de répéter la même journée à l’infini ; elle est aussi capable de se transformer en faucon pèlerin (« peregrine » en anglais).
  • Emma, elle, elle est légère comme une plume tant et si bien qu’elle pourrait s’envoler à tout instant si elle ne portait pas des chaussures de plomb. Elle possède la capacité à contrôler l’air.
  • Bronwyn est une petite fille qui possède une force hors du commun.
  • Enoch peut donner vie à des objets inanimés.
  • Il y a aussi des jumelles dont on ne voit jamais le visage… pour une très bonne raison !
  • Sans oublier les autres : Millard, qui est invisible ; Hugh, dont le corps semble abriter un énorme essaim d’abeilles ; Horace, qui s’habille avec beaucoup d’élégance et a des rêves prémonitoires…
Une partie des enfants particuliers
Une partie des enfants particuliers

J’avoue avoir trouvé le traitement des personnages assez décevant, comme si Tim Burton s’était contenté de mettre en avant leurs particularités sans vraiment s’attarder sur ce qu’ils peuvent avoir d’intéressant en dehors. Je fais partie des gens qui aiment bien connaître le ressenti d’un personnage par rapport à la situation qui est la sienne : comment chaque enfant vit-il ses particularités ? Comment ont-ils tous atterri dans cet orphelinat ? Comment ont-ils découvert leurs aptitudes ? Comment vivent-ils le fait de continuer à habiter cette grande maison tous ensemble ? Beaucoup de questions restent sans réponse…

Le monde de Miss Peregrine est loin d’être une petite bulle d’innocence sur une île paradisiaque. C’est aussi un monde où règne la convoitise : certains enfants particuliers ont mal tourné, obnubilés par une quête d’immortalité ; ils ont mené une grande expérience qui a connu un échec cuisant suite à laquelle ils se sont transformés en monstres.

Aidés par d’autres créatures à l’apparence presque humaine, notamment Barron (Samuel L. Jackson), ils se sont lancés dans une chasse sans merci aux enfants particuliers. Chose intéressante, ces monstres semblables à celui que Jake a vu la nuit de la mort de son grand-père s’appellent des « hollowgasts » en version anglaise, dont la prononciation rappelle le mot « Holocauste ».

Et justement, le film intègre une dimension historique non négligeable. Abe est allé vivre à l’orphelinat pour fuir la menace nazie car il était juif polonais. L’histoire nous montre à quel point la maison de Miss Peregrine n’a pas été épargnée par les atrocités de la guerre.

Miss Peregrine (Eva Green)
Miss Peregrine (Eva Green)

Je pense qu’on le sent en lisant mon article : Miss Peregrine et les enfants particuliers est un énorme mélange entre toutes sortes de genres et de symboles. La grande Histoire côtoie un voyage dans le temps, le surnaturel se mêle aux relations familiales, l’action tient autant de X-Men que d’Harry Potter et à l’arrivée, j’ai été un peu déçue par le film car j’ai eu l’impression de voir plus de forme que de fond.


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2 commentaires sur “Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tim Burton

  • Sasha

    Salut !
    Personnellement j’ai vraiment adoré le film, vraiment, j’ai rarement ressenti ça en sortant d’une salle de cinéma. J’ai même acheté les 2 premiers tomes de Riggs ! :D
    Sinon, j’aime beaucoup ton article comme d’habitude, bravo.
    Sasha.

    Répondre à Sasha
    • Allée des Curiosités

      Hello, pour ma part malgré ma déception concernant le film, j’ai vraiment envie de lire les livres car l’histoire elle-même me plaît… et vu la taille des romans, j’imagine que Tim Burton a laissé de côté un certain nombre d’éléments de l’intrigue !

      Répondre à Allée
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