Une jeune fille de bonne famille, Audrey Perri

Une jeune fille de bonne famille, Audrey Perri



Une jeune fille de bonne famille – Résumé

Eva a le cœur gros le jour où sa meilleure amie Constance décide de quitter leur village natal pour accepter une place de gouvernante chez une richissime famille de Londres, les Gardner.

Au fil des mois, leurs échanges épistolaires s’espacent, suscitant chez Eva une foule de questions : son amie est-elle heureuse là où elle est ? Ce silence signifie-t-il que leur amitié s’étiole ou cache-t-il autre chose ?

Sa tristesse mêlée de jalousie se transforme en incrédulité quand elle apprend brutalement que Constance est décédée, mystérieusement tombée d’une fenêtre dans la demeure des Gardner. La place de gouvernante est libre… et voilà qu’Eva se retrouve à son tour à partir pour Londres, aussi anxieuse que déterminée à faire toute la lumière sur le drame.


Auteur.
Taille du livre320 pages.
Note – ★★★★☆

Une jeune fille de bonne famille, Audrey Perri

Une jeune fille de bonne famille – Avis sur le livre

Paru chez City en 2020, le roman Une jeune fille de bonne famille d’Audrey Perri m’a fait passer un excellent moment, tout en simplicité.

Il est de ces livres que l’on avale vite, avec un décor dans lequel on se projette aisément même s’il est celui d’une époque révolue et une histoire qui vous emmène rapidement à la dernière page.

Nous sommes en Angleterre, en 1865. Eva vit seule avec sa mère depuis le décès prématuré de son père médecin. A 28 ans, elle est déjà considérée comme une vieille fille par la société, ayant passé l’âge d’être demandée en mariage par un prétendant. Voilà qui lui promet un avenir bien incertain.

Alors, quand sa meilleure amie Constance lui annonce qu’elle part pour Londres afin de devenir gouvernante dans une famille aisée, Eva ne peut réprimer une pointe de jalousie, mêlée à la tristesse de voir partir sa plus fidèle alliée.

Au fil des mois, elle constate avec amertume que les liens avec Constance semblent s’étioler… et Eva ne sait si elle doit l’attribuer à la distance, à leurs vies désormais si différentes ou à un mal-être chez Constance. Ce qui est sûr, c’est que cette attitude détachée ne ressemble pas à Constance.

« A ses yeux, ne pas écrire était encore pire que de rédiger une missive à la platitude déconcertante. Car en écrivant, elle faisait bien plus que de bavarder : elle se démenait pour conserver ce lien si fort qui les unissait mais qui se délitait toujours un peu plus depuis que son amie avait quitté son voisinage.

Plus que jamais dans ces instants d’incertitude, Eva croyait au pouvoir des mots. Constance semblait détachée ? Insensible ? Ce n’était que passager. Une gentille lettre, quelques histoires bien choisies, un peu de bonne humeur et quelques reproches savamment dosés devraient lui permettre de la ramener à elle. L’amitié était le sentiment le plus noble au monde et Constance, cette sœur de cœur qui lui manquait tant, méritait bien qu’elle insiste un peu lourdement ».

Et puis, la nouvelle tombe. Violente, brutale, inattendue. Constance est morte, dans cette maison où elle pensait se construire une nouvelle vie. « Tombée par la fenêtre », explique-t-on, un accident malencontreux…

Et pour ajouter du drame à la tragédie, Eva apprend que sa mère et elle ne pourront pas continuer à occuper la maison familiale dont elles ne sont pas propriétaires. Alors, à son corps défendant, elle accepte de prendre la place de gouvernante laissée libre par Constance… et décide, ce faisant, de chercher à comprendre quels ont été les derniers mois de son amie.

Eva pénètre alors dans le monde des Gardner… où les femmes mènent une vie d’oisiveté et de fêtes, où les petites filles sont préparées dès leur plus jeune âge à leur futur rôle d’épouse modèle et où les domestiques s’affairent dans l’ombre, attentifs à tout ce qui se dit et se fait dans la demeure.

Une nourrice à Hyde Park
Une nourrice à Hyde Park

Une jeune fille de bonne famille d’Audrey Perri nous entraîne dans ce qui est à la fois le récit vivant du quotidien d’une jeune employée de maison au 19e siècle et une enquête pour déterminer si la mort de Constance a été ou non un accident.

Je crois que j’ai été séduite à parts égales par ces deux dimensions : ce n’est pas un roman follement original, on pourrait même y trouver des accents à l’eau de rose… mais sa simplicité le rend pourtant agréable à lire, avec des personnages et des décors bien dépeints, qui permettent aisément de faire travailler notre imagination.


A savourer pendant le week-end ou les vacances !



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