Le chant des secrets, Tamara McKinley



Le chant des secrets – Résumé

Fille d’artistes itinérants en Australie dans les années 1920, Catriona Summers mène une vie heureuse, de spectacle en spectacle, emportée par la roulotte de ses parents.

Une enfance qui bascule peu à peu dans la tragédie : les représentations qui se raréfient, le décès de son père et surtout, un viol qui rompt à jamais l’innocence de Catriona. L’enfant né de cette agression sexuelle, la jeune fille ne le verra pas grandir. Il lui est arraché, sur l’insistance de sa mère.

Derrière sa quête d’épanouissement personnelle, Catriona doit avancer dans la vie avec cette blessure intime d’ignorer où se trouve son enfant…


Auteur.
Taille du livre521 pages.
Note – ★★☆☆☆

Le chant des secrets, Tamara McKinley

Le chant des secrets – Avis sur le livre

J’avais beaucoup apprécié l’écriture de Tamara McKinley dans La dernière valse de Mathilda. J’avais été séduite par ses descriptions de l’outback australien, où elle parvenait à faire vagabonder notre imagination dans un autre temps, un autre lieu. En revanche, Le chant des secrets m’a beaucoup déçue.

L’histoire se déroule aussi en Australie, des années 1920 à l’époque moderne… Plus qu’une intrigue, c’est une vie qui nous est ici racontée : celle de Catriona Summers et des êtres qui ont croisé sa route, ceux qui l’ont construite et ceux qui l’ont détruite.

Elle a connu une enfance itinérante, suivant de ville en ville la troupe de ses parents dans leur roulotte. Elle a connu le plaisir de la scène, la complicité avec sa « grande soeur » de coeur, Poppy. Puis la situation s’est peu à peu dégradée : l’essor du cinéma qui fascine, la crise économique ont commencé à affecter les revenus de la troupe.

De ville en ville, elle vit au rythme des artistes qui abandonnent, pariant sur une vie meilleure, ailleurs. Jusqu’au jour où le père de Catriona meurt brutalement. Dans cette Australie de la première moitié du vingtième siècle, la vie d’une femme seule est bien difficile… alors Viola, la mère de la jeune femme, accepte sans ciller la présence de Kane, qui voyageait depuis quelques temps avec la troupe et en qui elle voit un protecteur.

Il ne pourra pourtant pas protéger Catriona de la plus terrible des blessures : un viol, suivi d’une grossesse. Cet enfant non désiré, Catriona aurait aimé le garder, sans rompre ce lien indescriptible qu’elle ressent avec lui. Mais sa mère en a décidé autrement : elle ne veut pas que cela gâche l’avenir de sa fille ; rongée par la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher le viol, elle voit en l’enfant le témoignage vivant du drame.

Tamara McKinley nous entraîne dans le destin de Catriona, ses recherches pour retrouver son enfant, pour se construire une belle vie en dépit des obstacles.

Le chant des secrets, Tamara McKinley
Le chant des secrets, Tamara McKinley

Si je n’ai pas aimé ce roman, c’est parce que je l’ai trouvé profondément prévisible, plein de péripéties attendues et de phrases que j’ai l’impression d’avoir déjà lues mille fois. On parle de drames, d’amour, de déchirures, de retrouvailles… On soupire, on échange de belles paroles qui se veulent pleines d’émotion mais m’ont simplement paru fades.

Exemple de dialogue :

« Damian souleva Viola de son perchoir et la posa doucement sur ses pieds.
– J’ai déposé quelques oreillers et des couvertures sous cet arbre, dit-il. Va te reposer pendant que je mets un peu d’ordre dans cette compagnie de gredins.
– Est-ce que je t’ai déjà dit à quel point je t’aime ? chuchota-t-elle.
– Très souvent, ma chérie, répondit-il, mais je ne me lasse pas de l’entendre.
Alors qu’il l’enlaçait doucement, ils sentirent le bébé bouger entre eux et échangèrent un long baiser ».

A chaque fois qu’il se passe quelque chose, l’auteur vient ajouter le « détail de trop » : ici, le bébé qui bouge et le long baiser ; ailleurs, un soupir de la héroïne. Sans compter les moments de « psychologie de comptoir » :

« Les adieux font partie de la vie, ma chérie. Nous accomplissons tous un voyage et rencontrons beaucoup de gens sur notre chemin. Certains nous accompagnent pendant de nombreuses années et d’autres, moins longtemps. Nous nous faisons des amis et des ennemis. Pourtant, chacune des personnes qui nous touchent nous apporte quelque chose qui enrichit notre existence ou nous permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et la raison pour laquelle nous sommes qui nous sommes ».

C’est un peu trop « feel-good », d’une manière trop entendue, trop « déjà vue » ailleurs, pour que cela me convienne. Si vous aimez les sagas familiales qui finissent bien, les héroïnes que la vie malmène dans tous les sens mais qui en ressortent néanmoins grandies, vous apprécierez peut-être Le chant des secrets de Tamara McKinley.

Ce n’était hélas pas un livre pour moi !


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