Une vie à t’attendre, Alia Cardyn : une orpheline en quête de réponses


Une vie à t’attendre – Résumé

Rose avait 6 ans lorsqu’un matin, elle s’est réveillée dans une maison vide, avec la seule compagnie de la gouvernante, la douce et aimante Louise. Ses parents ? Disparus, volatilisés, sans le moindre signe avant-coureur, sans la moindre explication, sans le moindre indice…

Rose a dû se construire avec leur absence, agitée par une foule de questions : sont-ils encore en vie quelque part et si c’est le cas, pourquoi l’auraient-ils abandonnée ? Un jour, dans l’avion, un anonyme lui remet une enveloppe et le message qu’elle contient pousse Rose à questionner ses certitudes…


Auteur.
Taille du livre320 pages.
Note – ★★☆☆☆
Une vie à t'attendre, Alia Cardyn

Une vie à t’attendre – Avis sur le livre

Le roman d’Alia Cardyn a séduit énormément de lecteurs et son résumé a su piquer ma curiosité. Il a fait écho à une autre histoire qui m’avait fait passer un bon moment, Cette nuit-là de Linwood Barclay, racontant aussi l’histoire d’une famille qui s’est volatilisée pendant la nuit.

Ici, le point de départ est aussi une disparition. Rose est fille unique, née de l’union entre Gabrielle et Charles Campion, qui mènent une vie de rentiers. Gabrielle est une mère aimante mais très effacée, Charles un père rigide… et Rose un petit rayon de soleil pour tous ceux qui croisent sa route, à commencer par Henri, son ami d’enfance.

Lorsque les parents de Rose se volatilisent, la petite fille est placée dans un orphelinat, faute de famille pour l’accueillir le temps que l’on fasse la lumière sur ce qui s’est passé. Heureusement, parmi les pensionnaires, il y a Lucie et son grand frère Oscar, avec qui elle va pouvoir s’efforcer de reconstruire quelques repères.

Mais que sont devenus les parents ? Tout porte à croire à une disparition volontaire : pas de corps, pas de traces de sang ou d’effraction dans la propriété, rien qui ne laisse penser à un cambriolage ayant mal tourné. Seule la montre de Charles a disparu… mais est-ce un élément suffisant ?

Les Campion sont de ceux qui ont les moyens financiers de disparaître… et de ceux, aussi, que peu de gens rechercheraient tant ils vivent repliés sur eux-mêmes. L’hypothèse paraît simple, à un détail près : ils ont laissé leur fille dans la maison. Pourquoi auraient-ils abandonné Rose ?

Le roman d’Alia Cardyn, Une vie à t’attendre, raconte à la fois l’enfance de Rose et ses questionnements, à l’âge adulte, face à cette énigme. Un jour, alors qu’elle se trouve dans un avion, un homme qu’elle ne reconnaît pas lui remet une lettre. Celle-ci n’abrite qu’une seule phrase mais elle va tourner en boucle dans l’esprit de Rose :

« Je vous ai cherchée longtemps. Ils ne sont pas partis ».

Une vie à t’attendre est une belle histoire de famille, triste mais riche en émotions… et si vous appréciez ce style de lecture, il y a fort à parier que vous passerez un bon moment. Le roman pose des questions intéressantes sur l’identité, la construction de soi en tant qu’adulte quand on a manqué d’une enfance stable.

Pour ma part, je n’ai pas apprécié ce livre pour deux raisons majeures : la première est sa construction. On passe d’une époque à l’autre de manière totalement décousue : le présent de Rose (à différents moments), son enfance (là aussi à différents moments), le passé de sa mère… On change de lieu (Indonésie, France, Etats-Unis…), de style narratif (tantôt, c’est Rose qui raconte l’histoire ; tantôt, on parcourt les pages d’un journal intime ; parfois, la narration est omnisciente).

Ça a créé chez moi un certain sentiment de confusion, comme si la structure venait se mettre en travers de l’histoire au lieu de servir l’émotion du récit.

Le deuxième point qui m’a déplu concerne la vraisemblance de certains pans du récit.

Un homme nourrit une obsession pour Rose et le mystère qui l’entoure et on nous le présente sous un angle positif alors que, de mon point de vue, son intérêt extrême pour elle relève d’une fixation assez malsaine.

De même, les employés de maison continuent à vivre dans la propriété Campion alors même que Rose, unique héritière de la fortune familiale, est placée à l’orphelinat. Pourquoi ne pas avoir vendu la maison ? Avoir mis la maison en location pour que Rose bénéficie d’un capital à sa majorité ?

Je pourrais ajouter l’orthographe, avec un livre qui a visiblement échappé à la vigilance d’un correcteur attentif. « Bienvenu alors ! fit-elle » ; « longtemps, je me suis demandée » ; « le bruit autour de nous faisaient barrage » et d’autres…

Une vie à t’attendre n’était pas un livre pour moi, j’espère qu’il vous plaira davantage si vous vous immergez dans l’histoire !


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