La Servante Écarlate saison 2 épisode 9 – Smart Power


Vous retrouverez ci-dessous le résumé complet de la saison 2 épisode 9 de la Servante Écarlate (The Handmaid’s Tale), réalisé par Jeremy Podeswa et écrit par Dorothy Fortenberry. Il dure environ 57 minutes.

Vous pourrez ainsi connaître tous les détails importants de la série ! Pensez à relire le résumé de l’épisode 8 pour vous remettre en tête les derniers événements.

Le titre de l’épisode, « Smart Power », fait référence à une stratégie de relations internationales américaine qui consiste à conclure des alliances stratégiques afin d’accroître l’influence des États-Unis.

La Servante Écarlate saison 2 épisode 9

Voyage diplomatique

June est installée dans le fauteuil de sa chambre et examine la pièce en se disant qu’elle pourrait obtenir trois étoiles sur le site Airbnb. Correcte, mais pas exceptionnelle. Elle imagine ce à quoi pourrait ressembler l’annonce, évoquant une jolie vue sur le jardin et des propriétaires « très polis mais complètement flippants ». Sans oublier les viols rituels.

Malgré la violence de sa situation, June se dit qu’il y a encore des points positifs dans son quotidien : la lumière du soleil par exemple, un bébé qu’elle sent bouger… Elle conclut que vouloir l’impossible ne sert à rien.

On frappe à sa porte. C’est Rita qui lui annonce qu’elles sont convoquées toutes les deux. Elles se présentent ensemble devant Fred Waterford qui est encadré de Nick et d’un autre homme en noir. Il explique qu’il va partir en déplacement professionnel avec sa femme et que pendant leur absence, c’est Isaac – l’homme en noir – qui surveillera la maison et le bébé. Nick va visiblement accompagner le couple dans son déplacement.

Fred Waterford leur demande d’avoir une conduite exemplaire, ce à quoi les deux femmes s’engagent. June ne peut pas s’empêcher de demander au Commandant où il part et il explique qu’il va au Canada. Il voit dans l’attentat ayant touché le régime de Gilead un moyens astucieux de relancer les relations diplomatiques.

Isaac, le Gardien temporaire nommé en l'absence de Nick
Isaac, le Gardien temporaire nommé en l’absence de Nick

Une fois Fred Waterford et Nick partis, June ne s’attarde pas dans le petit salon. Fred va rejoindre sa femme dans la serre où elle s’est réfugiée. Serena explique qu’elle a perdu un bac de boutures. Elle essaie de convaincre Fred que sa venue au Canada n’est pas indispensable et l’on sent sa réticence à quitter la maison alors que June en est à son troisième trimestre de grossesse.

Mais pour Fred, ce déplacement est hautement stratégique car le Canada est justement convaincu que les femmes sont opprimées au sein du régime. Qu’elles ne peuvent pas s’exprimer. Il veut au contraire leur montrer une femme pleine de force. Vertueuse. Évidemment, en tant que femme battue, Serena a bien du mal à envisager la situation sous cet angle et on la voit tressaillir quand le Commandant la prend par le bras. Il lui suggère d’aller faire un brin de toilette avant le départ. Elle a énormément de mal à retenir ses larmes.

Nick transporte les bagages dans la voiture et Eden, naïve et bienveillante comme à son habitude, lui apporte des biscuits qu’elle a préparés, avec de vraies pépites de chocolat, une rareté au sein du régime de Gilead.

Eden face à son mari, Nick Blaine - La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9
Eden face à son mari, Nick Blaine – La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9

Eden note que c’est un honneur pour lui de représenter le régime à l’étranger mais Nick explique qu’il n’assure que la sécurité. Eden lui dit qu’il va lui manquer et il répond que son absence ne durera que quelques jours. Pas qu’elle lui manquera aussi. Elle paraît très triste à nouveau.

De son côté, June est assise sur le rebord de sa fenêtre quand Serena entre dans sa chambre et lui demande comment elle se sent. Elle avoue être un peu fatiguée et Serena répond qu’il n’y en a plus pour très longtemps. Elle vient s’asseoir à ses côtés et pose la main sur le ventre de June en parlant au bébé et en lui disant que Dieu le protégera. Elle aimerait rester mais elle n’a pas le choix que d’accompagner son mari. June essaie de la rassurer comme elle peut.

« DeFred, j’ai bien réfléchi », annonce soudain Serena. « Tu quitteras la maison immédiatement après la naissance du bébé ». Le coup est très dur à encaisser pour June, qui répond « Non » et explique que normalement, une Servante ne part que lorsque le bébé est sevré. Serena lui répond qu’elles se sont sans doute assez vues comme ça. June n’a d’autre choix que d’acquiescer. Voilà une conversation bien étrange… qui lui fait monter les larmes aux yeux.

Arrivée au Canada

Le couple Waterford arrive au Canada sous bonne escorte. Serena affiche un regard fermé. Dans leur appartement, Moira, Luke et Erin regardent la télévision qui évoque justement les mesures de sécurité à l’aéroport de Toronto entourant cette visite officielle. Le reportage explique que l’identité du représentant du régime de Gilead n’a pas été communiquée mais Moira – qui a vu Waterford Chez Jezebelréalise soudain de qui il s’agit. Elle en fait part aussitôt à ses colocataires et Luke reste muet à dévisager l’homme qui, chaque mois, viole sa femme.

Plus tard, Moira va trouver Mme Tapping et lui dit qu’il faut arrêter Waterford pendant son séjour au Canada car c’est un criminel de guerre. Un violeur en série. La femme explique que ce n’est pas si simple : ils ne sont pas chez eux ici, ils sont simplement les invités du gouvernement canadien. Des manifestations sont prévues contre le régime mais elle a les mains liées pour agir, pour des raisons diplomatiques.

L’escorte de sécurité conduit le couple Waterford dans les rues de Toronto et par la fenêtre, Serena regarde avec envie et nostalgie la vie normale qui se joue dans les rues : les femmes habillées normalement qui discutent, un couple qui s’embrasse… Elle s’abreuve de cette liberté à laquelle elle n’a plus droit.

Ils arrivent dans un bâtiment où ils sont accueillis par le Premier Ministre, Stuart Williston, ainsi que par la ministre adjointe des Affaires Etrangères, Claudine Fournier, qui échange quelques mots en français avec le Commandant. Le ministre adjoint à l’immigration, Kevin McConnell, est là lui aussi. Il attaque directement par une petite remarque bien sentie, d’ailleurs, en expliquant qu’il adorait voyager aux États-Unis avec son mari… avant. Cette référence ouverte à l’homosexualité jette un froid dans la conversation mais Waterford retourne la situation en sa faveur en expliquant qu’il espère faire à nouveau du tourisme un secteur-clé de leur économie. A ce moment-là, McConnell sera le bienvenu avec son compagnon s’il souhaite revenir. McConnell s’empresse de remarquer qu’il le fera justement quand il se sentira bienvenu.

Williston propose au Commandant d’aller travailler avec lui… et Fred s’éloigne, laissant sa femme plantée au beau milieu du hall. Une femme s’approche aussitôt d’elle, se présente comme étant Geneviève et lui remet un programme d’activités culturelles pour la journée. Un programme conçu avec des pictogrammes montrant un concert, un thé, une peinture, un repas, une grande serre… Geneviève propose de conduire Serena dans sa chambre.

Un peu plus tard, dans la grande serre, Serena commente la beauté d’orchidées, en expliquant qu’elle n’arrive pas à obtenir de si belles. « Le jardinage est un passe-temps courant pour les Épouses ? » demande Geneviève, curieuse.

Serena fascinée par les orchidées de la serre
Serena fascinée par les orchidées de la serre

Voyant l’absence de réponse de Serena, elle a peur de mal avoir utilisé le terme mais Serena prend sur elle pour lui expliquer que ce n’est pas le cas. Chaque femme a ses propres passions et Serena interroge Geneviève sur les siennes. Elle explique qu’elle a peu de temps libre à côté de son travail mais qu’elle aime lire, cuisiner… mais au final, elle passe surtout beaucoup de temps à travailler.

Serena reconnaît que pour certaines personnes, le travail lui-même est une véritable passion. « J’ai appris que vous aimiez tricoter », poursuit Geneviève. On se souvient que Serena avait confié à June qu’elle détestait ça… mais au Canada, elle est bien obligée de feindre une passion pour le tricot ! Geneviève plaisante en affirmant qu’elle ne sait faire que des écharpes ou des bonnets ratés.

Serena sourit… mais on sent à quel point elle souffre de la situation.

Janine la rebelle

June et Janine vont faire les courses ensemble et Janine demande à sa comparse si le bébé est descendu mais ce n’est pas encore le cas. Janine explique aussi que Naomi Putnam va la laisser revoir le bébé. Évidemment, cette remarque renvoie June à sa propre situation où elle sait qu’elle va devoir se séparer de son enfant juste après la naissance. Elle demande à Janine si Naomi lui a confirmé cette idée…

Janine explique que c’est « un pressentiment », ajoute que sa fille Charlotte (Angela) a son odeur… et qu’on ne peut pas séparer des gens qui ont la même odeur. Comme à son habitude, elle s’enthousiasme à l’extrême et le Gardien qui les accompagne lui intime l’ordre de se taire. « Après la naissance, pense à réclamer ta glace », conseille Janine.

June lui annonce alors que Serena ne veut pas qu’elle reste pour l’allaitement. Janine est choquée… et manifeste à nouveau une réaction manquant de discrétion, ce qui pousse le garde à la rappeler à l’ordre. Elle répond vivement que c’est à lui de se taire car elle est en train d’avoir une conversation et finit par lui dire « Suce ma b*te ». L’homme lui donne alors un violent coup à la tête et elle s’écroule. June ne peut pas rester à ses côtés car le Garde l’entraîne loin de Janine.

Rencontre au bar de l’hôtel

Au Canada, Serena paraît profondément mélancolique tandis qu’elle erre dans son hôtel. Elle voit une mère passer avec sa fille et adresse un sourire à l’enfant. La petite la dévisage, lui demande si elle est une princesse. Elle sourit et répond par la négative. La mère a l’air gênée du comportement de l’enfant. Lorsque l’ascenseur arrive, Serena veut gracieusement laisser entrer la mère et son enfant d’abord mais visiblement, la femme ne veut pas que sa progéniture soit trop proche d’une femme du régime de Gilead et déclare qu’elles prendront l’ascenseur suivant. Serena les laisse passer en premier et la femme la regarde, glaciale.

Serena va rejoindre le bar, un lieu qu’elle ne pourrait certainement pas fréquenter aux États-Unis… et elle demande un verre de riesling. Un homme arrive et commande un bourbon sec puis allume une cigarette et, voyant le regard de Serena, lui en propose une. Le barman lui explique qu’il est interdit de fumer à l’intérieur.

Serena va s’asseoir à une table et l’homme la rejoint. Il engage la conversation en évoquant l’attitude un peu autoritaire du barman à son égard. Aime-t-il donner des ordres ? Serena répond qu’elle ne fait pas de suppositions. Lui, si, en permanence, de son propre aveu. Il propose de se joindre à elle, la complimente sur sa beauté au passage…

Serena au Canada - La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9
Serena au Canada – La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9

Elle explique qu’elle ne parle pas aux journalistes mais il répond que ce n’est pas son métier… puis s’assoit à ses côtés et lui propose une cigarette, qu’elle refuse en expliquant qu’elle a arrêté de fumer, que ses informations sur elle sont erronées. « Nous faisons de notre mieux », répond-il. Elle demande aussitôt à qui ce « Nous » fait référence. Il se présente comme étant « Mark Tuello », représentant du gouvernement américain. Le « vrai » gouvernement américain, celui qui n’a pas été englouti par Gilead.

Serena lui demande quel est son rôle et il répond qu’il aide les gens. Qu’il pourrait l’aider, lui offrir une nouvelle vie, la mettre dans un avion pour Honolulu et faire en sorte qu’elle ne retourne plus jamais à Gilead.

Mark Tuello, représentant du gouvernement américain - La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9
Mark Tuello, représentant du gouvernement américain – La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9

Serena répond qu’elle n’a pas emporté son maillot de bain mais l’on sent que derrière l’humour, elle est un peu déstabilisée par la proposition. Mark lui dit qu’elle pourrait écrire son histoire, il se chargerait de la faire publier. « Une occasion en or de faire de la propagande », répond-elle, lucide sur le poids qu’aurait un tel témoignage contre le régime de Gilead. Elle lui répond qu’elle ne quitterait pas son foyer pour une offre qui, somme toute, se résume à une trahison et à la perspective de noix de coco.

Mark explique que Gilead croit les femmes responsables de leur infertilité, qui serait causée selon le régime par un manque de moralité de leur part. Or, l’infertilité est en réalité plus fréquente chez les hommes si l’on en croit les études réalisées par les plus grands spécialistes. En quittant son pays, elle pourrait peut-être être enceinte. « Mais j’attends un enfant », annonce Serena. « Ce n’est pas votre enfant », lui répond l’homme. Il sent qu’il l’a vexée et s’en excuse.

Elle déclare qu’elle ne trahirait jamais son pays. « Vous ne l’avez pas déjà fait ? » rétorque Mark. Elle met un terme à la conversation et il comprend le message, la laissant seule à sa table avec le paquet de cigarettes et abandonnant son propre verre sur le comptoir du bar. Serena s’empare du paquet de cigarettes et se met à regarder par la fenêtre, bouleversée.

Une personne de confiance

Aux États-Unis, DeFred revient à la maison sans le poulet demandé par Rita. Isaac explique qu’il a fallu écourter les courses. Rita répond que le bébé a besoin de protéines et de graisses. À défaut, ils mangeront des haricots blancs au dîner.

Eden a fait la cuisine et elle donne la becquée à Isaac, qui la complimente sur ses talents de cuisinière puis ordonne à June d’aller faire la sieste.

Elle obéit et avant de sortir de la pièce, demande à Rita si elle peut lui monter un lait chaud quand elle aura le temps, lui lançant un regard appuyé pour lui montrer qu’elle veut une petite conversation avec elle en privé. Un peu plus tard, Rita lui amène sa commande et June l’informe de la décision de Serena de lui faire quitter la maison dès la naissance du bébé. « C’est son droit », répond Rita, factuelle.

June raconte que lors du baptême de sa fille Hannah, elle et Luke avaient demandé à leur meilleure amie de s’occuper d’elle si jamais il leur arrivait malheur un jour. « Je sais à quoi sert une marraine », dit Rita, qui ajoute que les bébés du régime ne sont pas baptisés. « Je veux que mon bébé connaisse la gentillesse », explique June.

Rita lui dit que « le gamin en bas » (Isaac) a la vingtaine et pourtant, elle doit lui obéir au doigt et à l’œil et personne ne réagirait s’il lui brisait la mâchoire. Elle comprend le message que June veut lui faire passer et promet qu’elle veillera sur le bébé autant que faire se peut. Très émue, elle prend un court moment pour se ressaisir puis quitte la pièce en ordonnant à June de boire son lait. La Servante est profondément soulagée.

Manifestations

Au Canada, les manifestants sont venus nombreux devant l’hôtel du couple Waterford pour protester contre le régime de Gilead et parmi eux, au premier rang, Luke brandit une photo de famille le montrant aux côtés de June et de leur fille. Nick vient ouvrir la portière et en voyant le Commandant si proche, Luke ne peut s’empêcher de l’interpeller. Il est aussitôt attrapé par des agents de sécurité et Waterford lui demande qui il est. « Luke Bankole. Vous violez ma femme », rétorque Luke.

Serena baisse les yeux et voit la photo que tient Luke. Waterford essaie de nier. « Vous avez une image fantaisiste de notre pays ». Nick, lui aussi, a vu la photo. Luke insulte copieusement le Commandant et souhaite voir la fin du régime de Gilead. Waterford le renvoie aux Saintes Ecritures et à l’éternité qu’elles promettent…

Le Commandant traite l’incident avec philosophie, affirmant que les gens sont « mal informés » mais Serena, de son côté, est horrifiée car elle a bien conscience qu’il n’y a ici aucun problème d’information… au contraire !

Le soir, dans la chambre, le Commandant partage le fruit de sa journée de travail en affirmant que les relations diplomatiques ont progressé : le Canada envisage de mettre en place un contrôle à la frontière, se dit prêt à extrader les sans-papiers… Fred remarque que sa femme a l’air inquiète, il lui demande si elle pense « au mari ».

Elle répond par la négative. « C’était déplaisant », commente Fred. « Il faut aller de l’avant ». Puis il passe à autre chose, la laissant face à sa détresse.

Nick, de son côté, part à la recherche de Luke et le retrouve dans un bar, la mine sombre. Il s’approche de lui et les deux hommes se dévisagent. « Foutez-moi la paix », lui dit Luke.

Nick lui glisse qu’il « connaît June » et que c’est « son amie ». Luke lui demande de ses nouvelles et Nick répond que « ça va ». « Non, ça va pas », rétorque Luke. Nick l’informe que June est enceinte. « De Waterford ? » demande Luke.

Question délicate. Le mari et l’amant sont face à face, le maître-violeur pèse dans la balance.

Nick rencontre Luke, le mari de June
Nick rencontre Luke, le mari de June

« Oui », finit par dire Nick. C’est un coup dur pour Luke. « Vous êtes vraiment des monstres », dit Luke, qui devient brutalement agressif avec Nick avant de le rattraper pour lui demander s’il a vu sa fille, Hannah. Nick répond qu’il ne sait pas comment elle va. Soudain, Luke réalise que la présence de Nick doit avoir une raison et le jeune chauffeur reconnaît qu’il a un paquet à lui remettre de la part de June. Il tend à Luke la pile de lettres de femmes soumises au régime de Gilead. Les lettres que June avait tenté de brûler dans la cuisine.

« Elle me les a données il y a un moment », dit Nick. « Vous devriez les diffuser ».

« Qui êtes-vous ? » lui demande Luke. « Je ne suis qu’un chauffeur », répond Nick. Luke lui demande s’il fera attention à elle et lui transmet un message : dire à June que Moira s’en est sortie et qu’elle vit avec lui. Lui dire qu’il l’aime et qu’il ne baissera pas les bras quoi qu’il arrive. Nick promet de transmettre le message et donne son prénom à Luke, avant de partir.

Dernière ligne droite

Tante Lydia vient examiner June et en prenant quelques mesures, conclut qu’elle est dans la dernière ligne droite de sa grossesse. Elle a également été informée de l’incident survenu la veille pendant les courses et s’excuse.

Tante Lydia lui dit que parfois, les hormones s’affolent en fin de grossesse et que les femmes sont un peu étourdies. June avoue qu’elle a la tête ailleurs. « C’est parfaitement normal », répond Lydia, qui note au passage que sa tension est excellente.

June demande si elle peut être franche avec elle et révèle alors qu’elle parlait avec Janine par inquiétude, car Serena Waterford lui a demandé de partir de la maison juste après la naissance. Lydia répond que Serena en a le droit et June reconnaît que c’est aussi ce qu’elle veut car « cette maison n’est pas simple ». Elle ajoute qu’un enfant doit grandir dans un lieu sûr.

« Vous a-t-on déjà demandé d’être marraine ? Avant ? » demande June. Lydia prend sa question pour de l’insolence. June explique alors que de sa propre expérience, un homme qui se montre violent avec sa femme le sera aussi avec son enfant. Elle fait évidemment référence au fait que Fred Waterford ait battu sa femme. Tante Lydia comprend que la Servante essaie de lui faire passer un message. « Ce bébé doit être protégé », insiste June.

Lydia répond qu’elle ne permettrait jamais que l’on fasse du mal à un bébé et June sourit. « Dieu soit loué », répond-elle, avec une sincérité inhabituelle. « Merci, Tante Lydia ». Celle-ci reste songeuse face aux implications de cette révélation… et avant de sortir, elle livre à June un tout petit fragment personnel : oui, elle a été marraine, de l’enfant de sa sœur. Il est mort à l’âge de quatre jours. Lydia s’éloigne sur cette confession…

Tante Lydia - La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9
Tante Lydia – La Servante Ecarlate saison 2 épisode 9

Fissures diplomatiques

Au Canada, Luke, Erin et Moira ont passé en revue toutes les lettres, une lecture terrible où les femmes racontent leur calvaire, leur vie volée par le régime…

Moira finit par pester : « Putain de lettres ! » Elle s’attendait à ce que le colis contienne de quoi faire exploser le régime de Gilead. Erin note qu’au fond, ces lettres PEUVENT tout faire exploser.

Le lendemain, en descendant dans le hall de l’hôtel pour retrouver le Premier Ministre, Fred Waterford reçoit un accueil glacial et l’homme politique l’informe que leur séance de travail est annulée. Il doit partir immédiatement pour l’aéroport, on lui fera suivre ses bagages. En d’autres termes, on le reconduit à la frontière et il n’est plus le bienvenu au Canada.

Waterford ne comprend pas la raison de ce brutal revirement de situation. Le Premier Ministre s’empresse de lui expliquer : « Hier soir, quelqu’un a mis en ligne des lettres de femmes de votre pays. […] Nous croyons ces femmes« , explique Stuart Williston, qui ajoute que la position diplomatique qu’il avait la veille n’est plus d’actualité. « Lâche ! », lui glisse Waterford avant de se diriger vers la porte. « Comment pouvez-vous vous regarder en face ? » demande une femme à Serena. « C’est triste, ce qu’ils vous ont fait ». Serena lui répond par des paroles vides de sens.

Les manifestants – présents devant l’hôtel – sont encore plus nombreux à l’aéroport, les voitures peinent à se frayer un chemin parmi la foule. Fred reste impassible, Serena est bouleversée et Nick secoué par la situation. Fred Waterford s’insurge contre ce pays qui ne sait même pas contrôler ses citoyens.

Toutes les femmes de la manifestation tiennent des pancartes portant leur prénom et soudain, Moira apparaît parmi elles. Nick la fixe aussitôt et elle brandit sa pancarte en regardant Waterford droit dans les yeux et en sifflant entre ses dents « Pas RUBY, connard », une référence au prénom qu’elle devait adopter quand elle était Chez Jezebel.

Plus tard, Moira reçoit une alerte sur son téléphone et en fait part à tous les gens présents dans leur appartement pour célébrer la situation : ça y est, les Waterford ont quitté l’espace aérien canadien. Tout le monde se met à chanter « America the beautiful » (hymne patriotique américain). Luke, lui, est incapable de se « réjouir ».

Retour à la maison

Assise sur son rebord de fenêtre habituel, June voit les voitures du Commandant faire leur apparition à la maison. À peine descendu du véhicule, le regard de Nick se dirige aussitôt vers la fenêtre de la Servante, dont il distingue la silhouette.

Waterford parle de fiasco et Serena lui répond que ça finira par se calmer. « Merci de m’avoir accompagné », commente Fred. Il déclare qu’ils sont chanceux à de nombreux égards, « tu ne trouves pas ? » Elle a du mal à paraître sincère mais glisse tout de même un « Oui » d’approbation.

Elle se rend dans sa chambre et commence à défaire ses bagages, contemplant avec difficulté son placard rempli de vêtements verts. Elle tombe sur la boîte d’allumettes laissée par Mark Tuello et la jette dans la cheminée de sa chambre. On lui a offert une porte de sortie, elle l’a refusée… mais était-ce la bonne décision ?

De son côté, June est couchée dans son lit quand sa porte s’entrouve. Nick entre dans sa chambre et elle est ravie de le voir, d’autant qu’elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Il explique que les lettres ont été publiées, les lettres de Chez Jezebel… et qu’elles ont « changé la donne ». June se jette dans ses bras et le remercie, l’embrassant tendrement dans le cou.

Nick a l’air un peu distant et mal à l’aise et il finit par expliquer qu’il a rencontré le mari de June. Que celui-ci a interpellé le Commandant et lui a sûrement fait peur. Nick explique qu’il l’a retrouvé plus tard pour lui remettre les lettres, que Luke a publiées. June demande si Luke avait l’air en forme, s’il allait bien.

« Il t’aime », dit Nick, profondément honnête puisqu’il ne cache pas cette information même si elle lui fait du mal. June pleure. « Il m’a dit qu’il ne lâcherait rien », ajoute Nick. Elle le remercie. Nick continue à transmettre le message en lui tournant le dos : Moira s’en est tirée. Elle vit avec lui. June est ravie. « Ils risquent de s’entretuer », commente-t-elle, rayonnante de bonheur.

Nick lui dit qu’il va devoir y aller car Eden doit s’inquiéter. Il s’approche d’elle, la regarde droit dans les yeux, lui dit qu’il l’aime et partage un bref instant de tendresse avec elle avant de quitter la chambre.

June éclate de rire. Pense à Moira, la marraine de sa fille Hannah. Moira, qui a survécu contre toute attente. Elle fait les cent pas dans sa chambre. Son enfant naîtra ici, elle n’aura pas d’autre choix que de l’accepter… mais non, elle ne se résignera pas.

Résumés de La Servante Écarlate saison 2 | The Handmaid’s Tale

    Episode 1 : June (25 avril 2018)
    Épisode 2 : Non-femmes (25 avril 2018)
    Épisode 3 : Bagages (2 mai 2018)
    Épisode 4 : Les autres femmes (9 mai 2018)
    Épisode 5 : Graines (16 mai 2018)
    Épisode 6 : Porter le premier coup (23 mai 2018)
    Épisode 7 : Après (30 mai 2018)
    Épisode 8 : Le travail des femmes (6 juin 2018)
    Épisode 9 : Smart Power (13 juin 2018)
    Épisode 10 : La Dernière Cérémonie (20 juin 2018)
    Épisode 11 : Holly (27 juin 2018)
    Épisode 12 : Postpartum (4 juillet 2018)
    Épisode 13 : La Parole (11 juillet 2018)

Sommaire : tous les résumés des épisodes de La Servante Ecarlate


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